mardi 18 mars 2014

Pôle-emploi, aide-moi... Oups...

Les aides pour les porteurs de projet sont 'assez pas mal'. Accompagnements divers, allocation différentielle,  dispense de charges sociales, prêts à taux zéro etc. Dispensées par Pôle-Emploi ou d'autres institutions, elles peuvent permettre au chômeur de rebondir et créer son propre emploi.

Pas mal, quand on sait l'instabilité actuelle de l'emploi:
  • être éjecté de son emploi en 10 jours par des calculs financiers ne prenant pas l'humain en compte, 
  • destructions d'emplois conséquences de la crise financière engendrée par les petits arrangements entre organismes bancaires et boursicoteurs 'inspirés' du système actuel, 
  • gestions d'entreprises malheureuses, 
  • ou plus simplement -et plus dramatiquement- fermetures d'entreprises dues aux charges bien trop pesantes sur les TPE, interdisant au patron de petites structures de se verser le moindre revenu au bout de 2 ans de travail acharné, au point qu'ils mettent la clé sous la porte, détruisant ainsi 4 emplois (trop, c'est trop - et j'en connais des créateurs enthousiastes brûlés à la flamme de l'hydre taxe/impôts/charges).
Donc, après 2 ou 3 trains de licenciement, on peut être tenté par la création  ou la reprise d'entreprise. Histoire que l'investissement personnel et l'implication professionnelle ne se termine pas avec un dépôt en gare décidé par le voyagiste, à un endroit du voyage qu'on n'a pas voulu.

À ce stade, les aides fleurissent pour vous accompagner. Et les petits alineas aussi... De ceux qui rendent les aides inapplicables pour beaucoup. Pour épicer la sauce, les petits alineas sont bien planqués. Sorti du RdV avec le conseiller emploi, ou de ses lectures sur le site APCE on est tout feu flamme.

Youpi, je vais pouvoir me jeter: on va m'aider et on va pas me rendre les choses encore plus difficiles qu'elles ne le sont déjà.... Ahahaaaaaah, ma bonne dame... C'est compter sans ce que la France sait faire de mieux: compliquer les choses.

Je vais donc recenser ici tous ces dispositifs d'aide à la  création ou la reprise d'entreprise, avec leurs petits alineas tordus, bien vicieux et bien planqués. Mieux vaut les connaître avant, pour éviter de mettre la clé sous la porte parce que vos calculs et vos bilans prévisionnels auront été faussés si vous ne les avez pas vus, ces petits alinéas.

Complément d'allocation ARE - Pôle Emploi - Aide financière

Sur le papier, une des aides les plus appréciables qui soient. Vous percevez un complément de revenu si celui généré par votre activité de chef d'entreprise est insuffisant (applicable aussi en cas d'emploi salarié).
Détails sur Le complément d'allocation ARE en cas d'activité professionnelle
Les petits alinéas à connaître pour le créateur d'entreprise:
  • 15 versements maximum (sauf plus de 50 ans: pas de limite)
  • nouveau revenu professionnel < à 70 % du revenu antérieur ayant servi de référence pour le calcul de l'ARE: attention, par revenu professionnel, Pôle Emploi entend CA brut... Mieux vaut le savoir, car tout créateur d'entreprise sait très bien -au contraire de Pôle Emploi- que CA ne veut pas dire revenu du chef d'entreprise... Le CA est ce que l'entreprise gagne, sur quoi elle va payer taxes, frais, approvisionnements, matériels, salaires éventuels, comptable, essence etc. Le CA est donc ce qui va être intégralement bouffé par l'ensemble des charges d'activité avant que le créateur d'entreprise puisse se verser un quelconque revenu, surtout au démarrage.
  • non attribuable si vous bénéficiez de l'ARCE

ARCE - Pôle Emploi - aide financière

Pas mal ça aussi. Non, vraiment... L'ARCE peut être un sacré coup de pouce, si vous avez besoin de cash pour créer votre entreprise. 45% de vos droits (allocations) vous sont versés en 1 fois. Le reliquat est conservé pour plus tard, si vous échouez: on vote +1. Une précaution judicieuse et légitime.
Détails sur l'ARCE
Les alineas vicieux:
  • vous devez avoir demandé ET obtenu l'ACCRE
  • attention, elle est versée en 2 fois (25% + 25%): au démarrage de l'entreprise ,le reste 6 mois + tard
  • vous ne percevez aucune allocation tant que vous êtes en activité: vous n'avez donc pas droit au complément d'allocation ARE (voir ci-dessus)
  • le plus tard en cas d'échec:

lundi 3 mars 2014

Appeler la DIRRECTE pour l'agrément formateur

Suite de ma sympathique rencontre avec le service "Accueil" de la Dirrecte chargé des demandes d'agréments en tant que formateur de la formation professionnelle continue. 

Logiciel vocal en boucle ce jour-là: "il faut appeler le service", "il faut appeler le service", "il faut appeler le service", "il faut appeler le service"... en réponse à chaque question que je pose.

J'abandonne. Non sans avoir lutté 1/4 d'h pour tenter de déboucler le bug du logiciel vocal de leur robot d'accueil.

Je suis les conseils du robot d'accueil.

J'appelle le service public, au numéro indiqué sur le formulaire de demande d'agrément que le robot d'accueil de la DIRRECTE a pu me remettre. Seule fonction qui semblait ne pas bugger. Ah si, le 'tourner sur la chaise qui bouge' marchait bien aussi.

Là je tombe sur une sympathique voix humaine, accueillante. Miracle, me dis-je, un humain à l'écoute. Je vais pouvoir poser la question qui me turlupine pour faire avancer mon projet de création d'entreprise.
Mon service public qui me coûte très cher en impôts va me renseigner.


Je vous passe les formules de politesse et la présentation de mon projet.


  • Moi: "Voilààà je voudrais savoir si pour obtenir l'agrément qui permet de proposer des formations conventionnées, je dois être obligatoirement entreprise, ou si je peux faire une convention pour un particulier qui me paie avec des CESU, pour..."
  • Mon gentil service:"Vous voulez une formation? Il faut..."
  • Moi: "Non, non, je veux vendre des formations..." et de réexpliquer
  • Mon gentil service: "alors il faut aller sur le site pour voir toutes les pièces à fournir..."
  • Moi: "Oui mais non: j'ai une question d'ordre juridique concernant le stat..."
  • Mon gentil service:"ah je peux pas vous renseigner Madame, il faut aller sur le site il ya tout ce qu'il faut"
  • Moi: "bon d'accord, mais si je trouve pas?
  • Mon gentil service:"alors il faut aller sur le site et vous nous écrives ou vous nous téléphonez (note de moi: c'est ce ue je suis entrain de faire, de lui téléphoner...)"
  • Moi: "Et si vraiment j'ai besoin de rencontrer quelqu'un pour résoudre des problèmes ou des questions, je peux prendre RdV pour faire avancer mon projet?"
  • Mon gentil service:" Ah non, Madame, on ne reçoit pas le public"
Fin de la discussion avec Mon Gentil Service Public...

Résultat des courses:
- un déplacement à la Dirrecte, 
- débat approfondi sur place avec le robot accueil  (qui imite parfaitement un humain -z'ont fait des progrès en cybernétique...)
- coup de tél au service pour demander conseil (sur les conseils du robot accueil)
- pas plus avancée pour un sou, mais un zouli formulaire papier sur 2 pages. J'aurais au moins économisé les frais d'impression...